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De l’Orient à la mathématique de l’ornement. Jules Bourgoin (1838-1908)

Authors: --- ---
ISBN: 9782917902813 DOI: 10.4000/books.inha.7013 Language: French
Publisher: Publications de l’Institut national d’histoire de l’art
Subject: Architecture
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:36
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

À partir des croquis et relevés effectués lors de ses séjours en Égypte, au Moyen-Orient, en Italie et en Grèce, Jules Bourgoin a engagé une enquête obstinée, itérative et inquiète visant à pénétrer la syntaxe formelle qui régit l’infinie variété des compositions ornementales, dont témoignent ses nombreuses publications, des Arts arabes (1868-1873) à La Graphique (1905). L’itinéraire de ce dessinateur d’exception, scientifique autodidacte, est restitué depuis ses études comme élève architecte à l’École des beaux-arts jusqu’à la conception, au seuil du XXe siècle, d’un système didactique capable de réduire tout arrangement ornemental à un système de notations abstraites. Les nombreux dessins, notes et manuscrits laissés par Bourgoin permettent d’appréhender sa méthode de travail, la collecte de matériaux étudiés in situ étant complétée par une investigation dans les livres et les musées ou dans les collections d’art extrême-oriental à Paris. Ils documentent également un chantier intellectuel particulièrement ambitieux qui, partant d’une critique radicale des doctrines dominantes prônant l’alliance de l’art et de l’industrie, envisage la fondation d’une discipline spécifique capable d’adosser tant l’analyse que la création dans les arts techniques. Bien que menées par un chercheur relativement solitaire, en marge des institutions académiques et des cercles artistiques, les recherches de Bourgoin n’en éclairent pas moins un vaste horizon de théories et de pratiques qui concernent tant l’étude des arts de l’Islam que les pédagogies du dessin et de la composition. Nourri d’une culture scientifique et philosophique approfondie, de l’épistémologie mathématique à la botanique, de la cristallographie à la linguistique, son projet d’une morphologie pour les arts d’ornement, mal compris en son temps, trouve des résurgences inattendues au siècle suivant. Première monographie consacrée à l’étude de cet œuvre complexe, l’ouvrage offre l’originalité de l’éclairer au prisme de différentes disciplines : historiens de l’art et de l’architecture, spécialistes des arts de l’Islam et de l’Extrême-Orient, égyptologues, mais aussi historiens des sciences croisent leurs analyses sur un corpus graphique et théorique hors du commun.

Jules Bourgoin (1838-1908) : L’obsession du trait

Authors: --- --- ---
ISBN: 9782917902745 DOI: 10.4000/books.inha.4569 Language: French
Publisher: Publications de l’Institut national d’histoire de l’art
Subject: Arts in general
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:36
License: OpenEdition Licence for Books

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Né à Joigny (Yonne) le 12 décembre 1838, dans un milieu de petits propriétaires commerçants solidement ancrés tant à Saint-Julien-du-Sault qu’à Fleury-la-Vallée, Jules Bourgoin, ou encore Bourgoin-Esclavy, est admis en novembre 1859 à l’École impériale des beaux-arts et étudie l’architecture dans l’atelier de Simon Claude Constant-Dufeux (1801-1870). Il est probable qu’il a également suivi les cours d’histoire et composition d’ornement dispensés par Victor-Marie Ruprich-Robert (1820-1887) à l’École spéciale de dessin et mathématiques, dite « Petite École ». Si rien n’est connu des activités de Bourgoin avant 1863, date à laquelle il est envoyé à Alexandrie pour suivre des travaux conduits au consulat général de France, les trois années passées en Égypte (1863-1866) ne sont guère plus documentées, sinon par de nombreux carnets qu’il a couverts de dessins, en Basse-Égypte comme au Caire, mais aussi à Jérusalem, rassemblant les matériaux d’un premier ouvrage, Les Arts arabes, architecture, menuiserie, bronzes, plafonds, revêtements, pavements, vitraux, etc. avec un texte descriptif et explicatif et le trait général de l’art arabe ([1868]-1873). Dès son retour en France, Jules Bourgoin se lance auprès de l’administration dans une quête persistante de subventions et de missions à l’étranger. En fait, seuls deux autres séjours lui seront financés, l’un à Damas en 1874-1875, l’autre au Caire. Ce dernier, de 1880 à 1884, le verra œuvrer entre autres activités à la mise en place de la Mission archéologique française (MAF) créée par Gaston Maspero (1846-1916), dont il sera un temps directeur adjoint, mais aussi au sein du Comité de conservation des monuments de l’art arabe qui se préoccupe de la sauvegarde des monuments du Caire menacés de disparition tant en raison de leur état de délabrement que de la modernisation de la ville. Chaque mission sera l’occasion d’exercer son talent de dessinateur, reconnu de tous et souvent sollicité. Ainsi se constitue un œuvre dessiné exceptionnel, touchant pour l’essentiel à l’architecture et aux divers arts du monde musulman et qui fournira la matière de deux autres ouvrages, Les Éléments de l’art arabe (1879) et le Précis de l’art arabe ([1889]-1892).

L’Art social de la Révolution à la Grande Guerre : Anthologie de textes sources

Authors: --- --- --- --- et al.
ISBN: 9782917902868 DOI: 10.4000/books.inha.4825 Language: French
Publisher: Publications de l’Institut national d’histoire de l’art
Subject: Arts in general
Added to DOAB on : 2019-12-10 12:25:10
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Abstract

Développée en France au lendemain de la Révolution, l’idée d’art social, qui interroge la fonction de l’art dans une société postrévolutionnaire, industrielle et marchande, recouvre des acceptions diverses. Si elle a d’abord participé à l’abolition des classes sociales, contribué au développement de l’éducation populaire et finalement renouvelé le concept même d’art, elle a pu aussi servir, sous la Troisième République, le maintien des hiérarchies existantes et être pensée dans le cadre de la politique artistique de l’État. Ce n’est donc pas une mais des conceptions de l’art social qui ont été défendues, soutenues par des théoriciens politiques, des philosophes et des artistes. Cette notion a fait l’objet d’une recherche menée sous la direction de Neil McWilliam, Catherine Méneux et Julie Ramos, et a débouché sur deux publications : un volume de 23 essais qui permettent de mesurer la diversité et l’originalité des formes qu’a pu revêtir l’idée d’art social (coédition INHA-Presses universitaires de Rennes), et cette anthologie en ligne, riche de plus de 110 textes sources présentés, commentés et illustrés.

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