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Auteurs du livre affiliés à l'Agessa : dégradation des perspectives de revenus au fil des générations

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ISBN: 9782111399419 Language: French
Publisher: Département des études, de la prospective et des statistiques
Subject: Arts in general --- Social Sciences
Added to DOAB on : 2019-12-12 11:49:49
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Abstract

Depuis la fin des années 1970 et la création du régime social spécifique pour les auteurs de l’écrit, 11 800 auteurs ont été affiliés au moins une fois à l’Agessa, l’organisme de gestion qui leur est dédié. En 2013, ils sont 5 300 à être affiliés, soit 3,4 fois plus que trente ans plus tôt, un accroissement qui s’inscrit dans le mouvement général d’expansion des professions culturelles. Au sein des auteurs de l’écrit, on compte 47 % d’écrivains, 31 % d’illustrateurs et 22 % de traducteurs en 2013. Ce sont ces deux dernières catégories d’auteurs qui ont particulièrement augmenté depuis la fin des années 1990. Les femmes sont de plus en plus présentes et représentent désormais la moitié des auteurs. Depuis une quinzaine d’années, on entre dans le statut professionnel d’auteur de plus en plus tard et l’âge médian de première affiliation recule : il est de 39 ans en 2013 contre 34 ans en 1980. Pour autant, les durées d’affiliation s’allongent et passent de neuf ans pour la génération d’auteurs affiliés entre 1985 et 1989, à douze ans pour celle affiliée entre 1995 et 1999. La population des auteurs de l’écrit tend à vieillir sur trente ans, un phénomène qui touche toutes les catégories d’auteurs : plus de la moitié des auteurs affiliés ont plus de 45 ans en 2013, alors que les 18-29 ans forment 4% seulement de l’ensemble de cette population. Si le revenu d’auteur progresse au fil des années d’affiliation, pour atteindre en médiane 25 000 euros (avant impôts) après quinze ans d’affiliation, on observe que les perspectives de revenus se dégradent pour les auteurs affiliés depuis les années 2000. À durée d’affiliation égale, les générations plus jeunes d’auteurs déclarent des niveaux de revenus inférieurs à ceux de leurs aînés au même moment de leur carrière. En conséquence, les jeunes auteurs sont de plus en plus nombreux à ne pouvoir vivre que de la création et à cumuler différentes sources de revenus. Ces résultats pointent la nécessité d’une attention accrue pour la jeune création, afin de veiller au renouvellement de cette profession dans le contexte d’une dynamique économique défavorable.

La lente féminisation des professions culturelles

Authors: --- ---
ISBN: 9782111399327 Language: French
Publisher: Département des études, de la prospective et des statistiques
Subject: Arts in general --- Business and Management
Added to DOAB on : 2019-12-12 11:49:49
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Depuis les années 1960, la croissance du taux d’activité féminine est l’une des transformations majeures du monde du travail, et les professions culturelles n’y font pas exception : la part des femmes au sein de ces professions est ainsi passée de 39 % à 43 % de 1991 à 2013. Presque tous les métiers fortement masculins au début des années 1990 comme les métiers d’art, les architectes et les photographes, par exemple, se sont ouverts aux femmes. Pour autant, la part des femmes demeure inférieure à la moyenne nationale, où l’activité féminine atteint 48 % de l’ensemble des professions, un constat qui peut surprendre au regard de la surreprésentation des femmes en termes de participation culturelle. En se développant, l’emploi féminin a largement épousé les spécificités de l’emploi propres aux professions culturelles, notamment leur plus grande flexibilité : les professionnelles de la culture sont, plus souvent que l’ensemble des actives, non salariées ou salariées sur contrats à durée limitée. Elles travaillent plus souvent à temps partiel, avec des horaires variables et atypiques, en soirée et le week-end. Surtout, leur accès aux professions artistiques et culturelles conforte la règle de la surqualification des femmes en termes de niveau de diplôme : en 2013, plus d’une active de ces professions sur deux est titulaire d’un diplôme égal ou supérieur à bac + 3, contre 40 % de leurs homologues masculins – une surqualification d’autant plus forte qu’il s’agit de métiers traditionnellement exercés par des hommes.

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