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Les Études et la guerre : Les Normaliens dans la tourmente (1939-1945)

Author:
ISBN: 9782821829787 Year: Language: French
Publisher: Éditions Rue d’Ulm
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:30
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

Dans les années sombres de la Seconde Guerre mondiale, l'École normale supérieure de la rue d'Ulm a vécu au rythme des événements qui ont boule-versé la France. S'y sont croisées des figures aussi différentes que Jérôme Carcopino — directeur de l'École et un temps ministre à Vichy —, Jean Cavaillès — « philosophe bourré d'explosifs » — et Henri Cartan — le père des mathématiques modernes. Des jeunes gens appelés à un brillant avenir y ont fait leurs premières classes universitaires. Pêle-mêle, Maurice Clavel, Jean Delumeau, Pierre Moussa, René Rémond ou Jean-François Revel pour les lettres, Marcel Boiteux, Gérard Debreu ou René Thom pour les sciences. Tandis que les candidats juifs, interdits de scolarité, se voyaient attribuer des numéros « bis » en cas de réussite au concours. Alors les normaliens ont à la fois beaucoup travaillé et, pour certains, beaucoup résisté, surtout après la mise en place du STO en février 1943. Robert Salmon a fondé Défense de la France. Henri Plard a passé trois mois à Drancy pour avoir porté l'étoile jaune alors qu'il était protestant. La Gestapo a fait irruption rue d'Ulm la nuit du 4 août 1944. Elle a arrêté le directeur adjoint Jean Bruhat et le secrétaire général Jean Baillou. Le premier n'est jamais revenu de Buchenwald. Soixante ans après, c'est cette histoire que retrace Stéphane Israël au terme d'une enquête sur les normaliens des promotions 1937 à 1943 et sur l'administration et les enseignants de l'École pendant la Seconde Guerre mondiale. L'histoire totale d'un passé qui ne passe pas.

La persistance du Midi blanc : L’Hérault (1789-1962)

Author:
ISBN: 9782354122089 Year: DOI: 10.4000/books.pupvd.2235 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Perpignan
Subject: History --- Political Science
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:45
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

Au cœur du Languedoc méditerranéen, le département de l'Hérault est une place forte du mouvement républicain. Pour qualifier ce particularisme, on évoque l'existence d'un « Midi rouge » sur lequel de nombreux historiens se sont penchés. Face à cette entité politique se dresse un « Midi blanc » méconnu. Il fait preuve d'une vivacité étonnante et freine le développement de la droite « progressiste ». Cet ouvrage présente les ressorts de la culture politique royaliste de la Révolution française jusqu'au début de la Cinquième République. L'étude est bâtie autour des événements traumatiques (serment de 1791, Ralliement de l'Église à la République, Première et Seconde guerres mondiales) qui structurent l'imaginaire et fondent les repères politiques des combats à venir. Elle accorde une attention constante aux acteurs d'une droite appelée « traditionniste », en mettant l'accent sur le poids des milieux catholiques. Philippe Secondy insiste notamment sur la détermination de Monseigneur de Cabrières à la tête du diocèse de Montpellier entre 1874 et 1921. Celui que l'on présente souvent comme l'un des derniers évêques légitimistes de France initie une vaste nébuleuse partisane qui s'emploie à contrer le processus de consolidation du modèle républicain. À partir de l'histoire du Languedoc, l'auteur reconstitue le rôle des grandes familles « réactionnaires », leurs réseaux d'influence à travers plusieurs générations, la dynamique associative qu'elles génèrent, ainsi que leur savoir-faire électoral. L'un des points les plus significatifs est la participation à ce camp de bon nombre de médecins et d'avocats, prenant le relais de l'aristocratie terrienne durant l'entre-deux-guerres dans une société à la fois imprégnée par « l'esprit ancien combattant » et tentée par les solutions fascistes. L'avènement du régime de Vichy leur permet d'intégrer les rouages du nouveau pouvoir. Au moment de la Libération, le milieu « traditionniste », très affaibli, prône la « réconciliation nationale » et défend une lecture de l'histoire cherchant à réhabiliter l'expérience pétainiste.

Entre glorification et abandon. L’État et les artisans en France (1938-1970)

Author:
ISBN: 9782821828247 Year: DOI: 10.4000/books.igpde.973 Language: French
Publisher: Institut de la gestion publique et du développement économique
Subject: History --- Political Science
Added to DOAB on : 2020-09-09 12:19:30
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Il faut attendre l'entre-deux-guerres pour que l'artisanat soit reconnu par les pouvoirs publics comme une catégorie à part entière, avec l'instauration d'un statut fiscal et du crédit artisanal, avec la création des chambres des métiers et du registre des métiers. Dès lors les prémices d'une politique artisanale, qui prendra toute sa dimension dans les années 70, peuvent voir le jour. C'est l'analyse de l'influence de cette politique sur l'évolution de l'artisanat entre 1938 et 1970 qu'a choisi d'étudier Cédric Perrin. En 1938, l'artisanat est un secteur dynamique dont la croissance est fondée sur la mobilité sociale et géographique. Plus tard Vichy glorifie les artisans dans sa propagande mais cette période est avant tout un temps de pénuries, notamment de main d'oeuvre, de crédit et de matières premières. Après la Libération, l'artisanat vit une grave crise qui impose une modernisation. À l'écart des priorités économiques de la Nation, les artisans se sentent abandonnés : ils voient leurs impôts s'alourdir alors que le crédit se restreint. À partir de la fin des années 1950, l'État réintègre ce secteur dans sa politique économique avec une commission de l'artisanat au Commissariat général du Plan : l'assistance technique se développe, le crédit et la fiscalité artisanale sont réformés. Les progrès sont nets sans toutefois être à la hauteur des besoins. À travers le prisme de l'artisanat, Cédric Perrin apporte un éclairage nouveau sur l'histoire de l'industrialisation française ainsi que sur le rôle économique de l'État pendant et après la seconde guerre mondiale. « Au total, le livre conteste l'idée d'un déclin de l'artisanat et explique sa survie par son dynamisme interne plus que par l'aide (très relative au regard d'autres secteurs comme l'agriculture) qu'il a reçue de l'État. » Michel Lescure.

Jean De Fabrègues et la jeune droite catholique : Aux sources de la Révolution nationale

Author:
ISBN: 9782757422311 Year: DOI: 10.4000/books.septentrion.53718 Language: French
Publisher: Presses universitaires du Septentrion
Subject: History
Added to DOAB on : 2020-09-09 12:19:45
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Abstract

Voici l’histoire d’un groupe de penseurs catholiques parvenus à l’âge d’homme à la fin des années vingt et dont l’influence sur son époque n’avait jamais été décrite comme telle. Privée par la condamnation pontificale de l’Action Française d’une doctrine et d’un mouvement qu’elle tenait pour l’expression de sa foi, une Jeune Droite Catholique se rassemble autour de Jean de Fabrègues. Elle mêle les inspirations de Jacques Maritain, Georges Bernanos, Henri Massis, Etienne Gilson, François Mauriac, Gabriel Marcel. Pour les contemporains, Fabrègues et la Jeune Droite Catholique sont, au catholicisme de droite, l’équivalent de Mounier et Esprit à celui de gauche : des “non-conformistes” invitant à une mutation des mentalités. Parmi les mouvements intellectuels des années trente, la Jeune Droite Catholique se caractérise par l’intransigeance avec laquelle elle se dresse aussi bien contre la démocratie parlementaire que contre les régimes totalitaires (communisme, fascisme, nazisme) installés en Europe. Humaniste et non-croyant, Thierry Maulnier se joint à elle après février 1934. La défaite de 1940 donne à Fabrègues un sentiment d’urgence : avec Jean Daujat, Jean et Henri Guitton, Gustave Thibon, François Perroux, il adhère aux principes de la Révolution nationale dans lesquels tous voudraient introduire les semences d’un ordre social chrétien. L’Occupation et l’évolution du régime de Vichy se chargeront de les décevoir, sans pour autant les faire renoncer à leur idéal. Fondé sur des archives inédites, cet ouvrage permet de mieux mesurer la complexité du témoignage chrétien en politique et jette un nouvel éclairage sur l’histoire du vingtième siècle.

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