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La trahison au Moyen Âge : De la monstruosité au crime politique (Ve-XVe siècle)

Authors: ---
ISBN: 9782753567009 DOI: 10.4000/books.pur.125454 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:46
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

La trahison est une préoccupation constante de la société médiévale, difficile à appréhender à des siècles de distance car ses acceptions sont fluctuantes et ses visages multiples. Réunis en congrès à Lyon au mois de juin 2008, plusieurs chercheurs – historiens des textes et des images, littéraires, juristes, épigraphistes – travaillant sur l’ensemble des Ve-XVe siècles, ont croisé leurs approches pour parvenir à cerner ce que les hommes du Moyen Âge considéraient comme trahison et quel était le contenu de leur discours sur le sujet. La présente synthèse regroupe leurs contributions et fait état de leurs réflexions et de leurs conclusions. Dans une société très normalisée comme l’est la société médiévale, la trahison apparaît toujours sous les traits de la monstruosité. Furtive, elle s’ourdit à l’abri des regards, brouille les repères, subvertit l’ordre social. Elle transgresse les liens familiaux, amicaux, sociaux ou politique sur lesquels repose l’équilibre du monde et met clairement en péril le salut de l’humanité. Elle hante les relations entre les hommes en tant que réalité objective ou fantasme. Les réactions qu’elle suscite sont multiples : répulsion, haine, peur, désir de vengeance… Il faut punir le traître afin de purifier la société de la souillure, donner un caractère exemplaire à son châtiment afin de dissuader mais peut-être aussi envisager sa réhabilitation et son pardon. La trahison approchée dans sa diversité et sa multiplicité apporte, ici, un éclairage singulier sur les relations sociales au sein de la société médiévale.

Prodosia : La notion et l’acte de trahison dans l’Athènes du ve siècle

Author:
ISBN: 9782356133090 DOI: 10.4000/books.ausonius.4974 Language: French
Publisher: Ausonius Éditions
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:23
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

Cette recherche se donne pour objet d’étudier comment la mentalité athénienne du Ve siècle percevait le phénomène de la trahison, comportement d’hostilité d’un proche envers sa communauté au bénéfice de l’ennemi extérieur. Même s’il n’existe pas pour les Athéniens de mot ou d’expression qui regroupe toutes les manifestations de ce comportement, le mot prodosia, par lequel ils désignaient l’action de livrer un proche à l’ennemi, avec une extension de sens qui implique l’idée d’un abandon dans le danger, est le plus proche de notre mot « trahison ». Les Athéniens ont défini précisément les actes commis contre la cité dans ses rapports avec l’étranger en les soumettant à la procédure spéciale de l’eisangélie : les caractéristiques de l’entente avec l’ennemi au détriment de la cité permettent d’étendre à plusieurs d’entre eux la qualification de prodosia, bien que la violence ouverte contre la patrie, acte d’adikia envers la communauté, considérée comme sacrilège dans la mentalité commune, ne puisse être désignée par ce terme. Il apparaît que la conception morale de la prodosia peut déborder sur la définition juridique étroite du terme, d’ordre militaire et diplomatique, qui désigne principalement la remise à l’ennemi d’un élément de la puissance de la cité. L’étude de cette période, qui va de 500 environ jusqu’aux premières années qui suivent la restauration démocratique de 403, montre que les crises et temps forts vécus par Athènes ont encouragé, en relation avec l’histoire d’autres États, le grand empire perse, mais aussi des communautés comparables, comme Sparte, Thèbes, ou les cités insulaires alliées, et malgré les luttes civiles, la formation d’un sentiment d’appartenance à une même communauté. Il apparaît qu’à la fin du siècle les Athéniens se trouvent dans la situation non plus de se construire une identité commune, mais bien d’avoir à gérer l’identité qu’ils ont forgée, avec les divergences qu’entraîne dès lors l’appréciation du passé quand de celui-ci on veut tirer des enseignements pour un environnement nouveau.

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